La mélancolie du sesque fort

Petite terrasse ombragée, source de fraicheur bien faisante dans ce fourneau aux multiples saveurs qu'est Montpellier.
Je suis la, avec ma meuf, assis dos a la rue pendant qu'on refait le monde devant un demi kiwi qui agremente audacieusement cette petite niche de houblon.

On est bien, a critiquer nos voisins de terrasse. 
Iphone sur la table, musique de jazz, ces derniers débâtent de son rythme. Meme style vestimentaire, capilaire et d'expression, on imagine la conversation qui a précédé cette rencontre au sommet :
"Kevin : Salut Rudoph, tu sais si Brandon a mis sa chemise a carreaux ?
Rudoph : Oui Kevin, je viens d'avoir Brandon, il a mis sa chemise a carreau blanche et bleu. Vu avec Jason, le mot d'ordre est "ouverte/poils apparent sur pectoraux en mousse
Kevin : C'est vrai ? Jason sera la ?  Ha j'adore quand il est la. Tu te rends compte : ouverts sur poils apparents, quelle originalité ce Jason. Ha ha.
Rudoph : Haha. Oui je sais, c'est un ptit foufou. il a meme rajouté "cheveux gras". Haha
Kevin : Ha oui ? je venais de me les laver.. heureusement il me reste de la margarine. J'espere que Brandon prendra son iphone, qu'on puisse rire a gorge deployer en mettant la tete en arriere alors qu'on ecoutera sa musique
Rudolph : J'espere aussi Kevin. A tout a l'heure.
Kevin : Rudoph... je... je... je t'aime
Rudolph : Pardon Kevin ?
Kevin : tu n'as pas compris Rudolph ?
Rudoph : non Kevin, un avion passait dans un tunnel pile au meme moment.
Kevin : Ha. C'est pas grave, je t'en parlerais tout a l'heure. N'oublie pas le poil apparent Rudolph !
Rudoph : Bien sur Kevin. Ha ha ha
Kevin : Ha ha ha."


Pendant que nous relatons les faits antérieurs a notre passif present, je constate que la demoiselle qui me fait face a souvent des regards vers les passants qui passent (c'est leur job, faut dire) derriere moi. 
Et elle de remonter systématiquement son decolleté.


"Hey, un souci ?"
"Non, c'est juste qu'on doit un peu trop voir mes miches, tout le monde matte"
"Ha ouais. C'est juste qu'elles sont magnifiques. Laisse les gens en profiter un peu.
"Non mais c'est génant"
"Tiens, ça me fait penser, t'as entendu parlé de cette vidéo d'une Bruxelloise qui filmait les reactions des testiculés frustrés alors qu'elle déhambulait en robe tout ce qu'il y a de conventionnel ?"


Et v'la comment on amene un sujet d'actualité sur ce blog !


Je fais bien sur allusion a cette vidéo qui fait le buzz en ce moment.


Il s'agit bel et bien d'un exemple de vie classique, dont nombres de femmes ici (et ailleurs, meme, si ça se trouve) pourront attester de la veracité de cette vérité quotidienne.


J'ai deja eu quelques altercations avec des bots du genre qui pensaient que leur surnombre ou que la canette de 8.6 qu'ils avaient dans la main les rendait irrésistibles.
Pas que je sois un héros, du calme dans les tangas.
Juste que si des sacs de pus imposent au femmes de se remettre en question des qu'elles mettent une jupe et des talons, alors la simplicité a hauteur de cette femme sera de ne plus mettre de jupe et talons, ni meme rien d'autre qui pourrait l'amener a se faire emmerder.
Et une femme qui s'habille comme elle l'entend, ça la rend plus facilement souriante.
Et moi, j'aime bien les femmes qui sourient, de maniere général.
Alors me priver de ça juste parcequ'on est un gros débile intolérant, c'est un peu comme me donner matiere a canalyser cette envie de frapper mes congénères récurrente en me donnant un pass VIP pour leur offrir douleur physique et damnation déontologique.


"Il y a des quartiers ou il ne vaut mieux pas rentrer tard le soir toute seule habillée comme ça"
Et non, on ne parle pas d'excision's land au coeur de pays defavorisés par l'amour de son prochain, juste de la plupart des quartiers qui ne sont pas "branchés", "huppés" ou "mondains" de chaque grande ville française.

Qu'une copine qui rentrait tranquillement de soirée a minuit s'est fait craché dessus et traité de pute dans un escalator parcequ'elle avait un decolleté.


Que dans une autre ville, alors que j'attendais tranquillement le metro, une femme s'est fait tirer par les cheveux et jeté contre un mur juste parcequ'elle refusait la "conversation" d'un inconnu. 




Deux problemes évidents a ce genre de situation : 

Déja, cette bougresse aurait pu acceder a la requete de l'inconnu, apres tout, elle en avait deja sucé d'autres, pourquoi pas lui.

Sinon, l'autre probleme récurrent, c'est l'indifférence des gens qui nous entouraient. Vu les cris, tout le monde etait au courant.
Dans les regards de tous ceux qui ne s'en melaient pas, ou pouvait lire la peur, parfois la curiosité, souvent le "je regarde ailleurs, des fois que ce petit roquet minable soit plus fort que les 200 personnes qui sont autour. Imagines c'est Jet-Li, hein ?"


Et finalement, c'est encore et toujours ça le probleme, tres significatif de ce contexte : l'indifférence. Si une femme se sentait soutenu dans son bon droit de justice, elle enverrait chier le pecore qui se permet cet affront. 
Imaginons un instant qu'au lieu de regarder ailleurs, un mec intervient a coup de baffe sur l'inconnu qui tire les cheveux. Il arrive, il ne dit pas un mot, prend juste le temps d'armer son bras pendant qu'il attire l'attention du naze avant de l'abattre sur son nose, que font les 200 pelerins autour ?


Et bien je vous le donne en mille, quasiment la moitié applaudisse un evenement qu'ils feintaient d'ignorer jusque la.

Et il s'avere que tant que lafâme ne se sent pas en sécurité, ça complique un max les rencontre naturelles hors contexte favorisé (bureau, ecole, sport, asso..), que la méfiance fait finalement les beaux jours des sites de rencontre :  
"Par une super technique développée quand j’étais ado: ne JAMAIS croiser le regard d’un homme. c’est affligeant d’en être réduite à des trucs pareils, mais ça marche à peu près. Encore aujourd’hui, j’ai du mal à regarder les inconnus dans les yeux quand je suis dans la rue, ou alors très furtivement et de loin. Conséquence: il m’est parfois arrivé de passer à côté d’un ami sans le reconnaître… " Tiré d'un article sur le meme sujet .


On est aujourd'hui a peu pres sur que Meetic, adoptunmec et badoo sont associés dans un fond bancaire commun pour subventionner les noeuds-noeuds harceleurs afin d'entretenir ce climat de psychopaterie qui amene systématiquement les ames en quete de rencontre a filtrer "l'Autre" par des algorythmes de recherche élaborés..







Ce titre n'aura rien avoir avec le shimilibilik




Dans mon souvenir televisuel lointain, l'été via les média, c'etait bison futé avec ces infos alimentés par la gendarmerie, les bouchons qui n'en terminent pas, qui se reconduisent d'une année a l'autre et qui n'empechent pas aux touristes de reprendre leur voiture aux memes heures chaque année.
C'etait aussi les reportages dans les campings, les "capital" du dimanche soir sur les fraudes du bord de plage et les manque de salubrité sanitaire des paillotes, c'etait le pretexte a caser des meufs a poils qui se déhanchent sur des bars ou dans des cages de boites de nuit a chaque "investigation dans le monde de la nuit de la cote d'azur".
C'etait aussi ces vues d'helicopteres des plages bondées, ou chaque centimetre carré est accaparé par les serviettes, usés par les ballons qui rebondissent mal et partout, jonché de peau couleur caramel huilé ou de steack tartare a l'avenir de lepreux
"Tournes la tete Martine, ça va pas etre joli a voir !"

Dans mon souvenir de gosse qui faisait parti de la team des Lanceur de Ballons Ensablé sur Toutes les Personnes Que ça Pouvait Potentiellement Faire Chier (L B E T P Q P P F C)(ceux qui viennent de s'etaler de la creme solaire, ceux qui mangent une glace ou ceux qui cherchent desespéremment a s'endormir apres avoir accepté la musique des 2 djeuns d'a coté), c'etait chiant les vacances l'été.

Il y avait du monde, il y avait pas de place, on allait dans le sud en plein cagniard alors que ma peau de sénégalais albinos ne supportait pas plus de 8secondes sans creme solaire indice 870 sous peine de prendre feu immédiatement, on passait un temps fou dans la voiture pour faire si peu de distance (a l'epoque, je comptais en maison, j'avais pas trop la notion des kilometres).


La que je suis plus grand (qui a dit plus mature, plus beau, plus charismatique et plus perspicace ? vous passerez dans mon bureau a la fin de cet article), je decouvre d'autres joies a la periode touristique dans le chud : 

Les gens qui viennent vivent tout le reste de l'année a prendre les transport en commun, il n'ont plus aucune conscience du code de la route et du fait que de rouler a 80 sur la voie de gauche alors que les deux de droite sont libres, que ça merite la mort par empalement sur une frite de mcdo géante et bien salée.

Les gens qui viennent sont reconnaissables au fait qu'ils mettent leur habits neufs special vacances-qu'on-va-pas-mettre-le-reste-de-l'année-sous-peine-de-les-froisser (ou juste parcequ'ils habitent au dessus de lyon,et que le kit shorts/tongs n'a pas été conçu pour la pluie.), qu'il prennent des attitudes de gosse beau qu'ils ne prennent jamais dans leur vie de tous les jours. Mais souvenez vous, ce qui se passe en vacances reste en vacances, alors j'ose me réinventer. 
Au detriment de ma dignité, des fois.
Je me souviens d'un épisode de camping alors que j'etais post adolescent et ou on avait sympatisé avec un groupe de jeunes qui etaient sur l'emplacement d'en face, un mec faisait systematiquement des pompes avant chaque "evenement" (comprendre par la animation du camping, bip bip ! YYYyyyyyyyyyEEEEEééééééé !) parceque "comme ça, mes muscles sont bien bandés, ça fait plus viril".

Les gens qui sont sur la route des vacances klaxonnent, injurent et fuckent a tout va car "Bordel de merde, je suis la pour me detendre, alors degage enculé !"


Mais il n'y a pas que Gégé Ricard, locataire de l'emplacement 47 au camping des rots moelleux de pere en fils.

Il a aussi les gens qui sont en vacances, qui kiffent et qui partagent;
ceux qui sont détendus du slip de bain, qui sont la pour profiter, qui s'ecartent lorsque tu souhaite passer a vélo, qui s'excusent lorsque leurs nains membres de la  "L B E T P Q P P F C" t'ont envoyé une boule de sable avec au centre un delicieux ballon juste au moment ou tu ouvrait ta salade, qui laissent des pourboire au resto malgré les prix ahurissant pratiqués, qui ramassent les conséquences de Médor et de ses chroniques besoins d'evacuer son mecontentement intestinal des qu'il est sur la plage, des qui sont la pour jouir du climat, de la plage, de la ville et de ses merveilles.

Tout ça pour en venir ou, Mesdames et Messieurs ?

Et bien c'est bien simple : 



Les femmes deviennent magique avec la confiance que leur inspire les vacances.


Il faut dire qu'avec la peau qui se hale, les taches de rousseurs qui apparaissent pour certaines, les vetements plus courts et plus suggestifs (voir demonstratifs dans le cas de certaines qui confondent ceinture et jupe), le contexte vacances favorable au deliement des sourires, toute la féminité est mise sur un piedestal.
A force de regards, de compliments ou de sollicitations, on prend de l'assurance.

Et une personne qui prend de l'assurance, ça se voit, ça se respire, ça rayonne.
Meme les femme qui n'auraient pas des origines ethetiques bien jolies qui prennent confiance en elles créent le charisme, la magie d'un mouvement, l'etrange febrilité causée par un regard expressif. 

Le soleil, ou le best of ami du Mojo féminin 



















Le sexe confortable et son lourd tribut.

Dans notre société, probablement a cause de notre passé religieusement marqué, etre en couple est un fait curieusement contraignant.

Il s'agit d'etre deux, certes.

Sauf qu'au lieu d'un 1+1=3, on a souvent un 1+1= -tous les autres.


Dans ce que j'ai pu vivre, j'ai remarqué que l'exclusivité était une contrainte curieusement gangraineuse et pourtant tacitement acceptée. Gangraineuse parce qu'issue souvent de deux facteurs que j'ai du mal a envisager comme source positive :


La peur
C'est par peur de perdre l'autre, de ne plus avoir ses faveurs, son "amour" (quoi que le mot puisse etre remis en cause par reciprocité des faits evoqués). Peur du regard de la majorité ayant accepté par dépit ce choix de couple. Peur de l'inconnu. Peur de la MST que pourrait ramener votre partenaire officiel(le).


Le confort
Le confort d'avoir quelqun a qui parler avant de s'endormir. Avec qui apaiser ses hormones en sexant sous couvert d'un "dû" respectif. Parceque "L'enfer est tout entier dans ce mot : solitude" (dixit Totor, que je vous conseille de lire, ce petit va faire un tabac dans la littérature un de ces 4) et qu'avoir quelqun sous la main grace a un contrat (qu'il soit de mariage, de concubinage, de traditions ou de politesse) permet de ne pas se soucier de "avec qui, ce soir ?"


De la, découlent plusieurs soucis inévitables :

La jalousie, source de colere et de rancunes. Ce sentiment est un mal etre a lui tout seul, du a la peur et a la tromperie.

La tromperie donc, soit exiger de quelqu'un l'exclusive possession tout en mettant la réciproque dans les fesses d'une autre personne consentante, peut etre d'ailleurs dans le meme contexte que vous.


Entre les séries TV, les romans de gare, votre imagination debordante et l'expérience que vous pouvez avoir de vos différentes relations, je ne vais pas vous apprendre quels drames sont conséquent a cette situation.


Par contre, a force d'entendre que je suis "incernable" par mes différentes partenaires alors que dans mon esprit, tout est limpide comme une flaque de vodka ou se baigneraient des effluves de glaçons , j'aimerais évoquer cette simple envie d'etre a deux sans pour autant se devoir autre chose qu'un respect au présent, et non pas au futur ("je n'aimerais que toi" alors que bon, la vie, c'est assez court pour la trouver suffisament longue pour aimer différement plusieurs personnes) ou au passé ("J'ai refusé de coucher avec l'Autre (alors qu'elle était super chaude !), la, l'autre jour, donc Elle me doit la pareille")

Le grand drame de ce genre de relation pré-établie, c'est la possession.
D'ailleurs, posséder quelqu'un, si c'est relativement excitant dans un contexte sexuel (activement ou non) et aimer quelqu'un ne peuvent pas etre vraiment compatibles.
J'ai d'ailleurs deja repondu a ça que j'aimais tellement une personne que j'avais envie d'aucune autre, sauf que la ou le bas blesse, c'est que j'en exigeais autant en retour. Ne serait ce pas plus sain d'envisager un "je ferais tout pour Elle" et d'accepter pour le bonheur de la Femme que j'aime qu' Elle mange du reglisse ou qu' Elle prenne un pur plaisir charnel ailleurs ? De maniere reguliere, ou non, qu'on en parle ou non, que l'on partage ce genre de moment ou que ça reste a chacun son jardin secret, peu importe.
On parle de son bonheur, de son bien etre et par ricochet de celui de notre "couple" (entendre par la, de notre façon d'etre bien lorsqu'on est tous les deux), donc du mien, grace a l'élémentaire et évidente regle du 1+1=3.
Non parceque je sais pas vous, mais fréquenter quelqu'un qui est bien dans sa peau, ça m'aide a etre bien dans la mienne !

J'ai deja eu des relation tres energivores, des relations ou j'etais plus détaché, des relations ou j'attendais un retour de ce que je pouvais faire "par amour", passionné, rancunier, déçu, heureux.. J'ai constaté a plusieurs reprise que mes plus grande deceptions n'étaient pas vraiment du a la tromperie, la peur d'etre seul ou a ce "retour au preservatif immédiat" (et ouais, quand tu es dans une relation longue, t'as quitté le concept du plastique anti partage de faune).
Enfin si, c'etait du a tout ça.
Et tout ça était du a un seul probleme :

La possession

(Fieu vous verriez comment je vous annoncerais ça en vrai ! teinté de de drame a tout va, roulement de tambour, violon qui fait monter le suspens et lumiere qui s'assombri pour n'eclairer que le mot qui sort de ma bouche, ça envoi de la rillette)

C'est le fait de perdre quelqu'un que je supposais croire a moi, ainsi que la relation qui était lié a cet echange. C'est aussi sans doute cette possession, ce sentiment d'acquis qui nous a mené a ne plus vivre notre relation "au taquet" de ce qu'on pouvait lui apporter.

Les Suisses me diront qu'il y a des hauts et des bas dans une relation, personnellement vivre une relation qui a une moyenne de neutre m'interesse guere. J'espere pouvoir apporter tellement plus a quelqu'un qu'une simple moyenne la ramenant au meme etat de bien etre que si elle ne m'avait pas rencontré, c'est pas pour annoncer "Au vu des orgasmes et des pates a la la sauce tomate/bleu que tu n'aurais pas eu sans moi, je te donne aussi un peu de malheur et de caca a etaler sur les moquettes de ton epanouissement" (non, je ne publierais pas d'image de 2girls 1cup, c'est sale.)



Ouaaaaaaaaaaaaaaaaaiiiis mais comment construire a deux, dans tout ça ?


Je sais pas exactement comment hein, mais les bases qui me paraissent saines impliquent de se dire les choses. De définir ensemble que tromper, c'est pas d'aller voir ailleurs, c'est surtout de promettre de ne pas le faire et d'y aller. Que la solution, c'est d'annoncer que oui, sexuellement, ma fraise tete chercheuse et moi meme sommes branchés sur différentes envies et que non, je ne te promets pas d'exclusivité charnelle.

Que j'en exige pas en retour, que je prefere te savoir heureuse plutot que frustrée du coquillage, quitte a te prendre une ejac faciale par une equipe d'intervention dans une caserne de pompier digne d'un fut rempli de bailey's.
Que j'imagine meme que plus on fera de sexeries ailleurs, plus on pourra tenter de choses ensembles, grace a ce que nous auront fait decouvrir nos différents partenaires, et donc que plus on arrivera a atteindre cette petite mort qui justifie tant de nos actes de vie.

Que oui, ça sera plus dangereux, qu'il faudra se proteger, se tester plus souvent mais que finalement, si on est sexuellement compatibles aujourd'hui c'est aussi parcequ'on a un fil commun d'aspiration et qu'on ira pas forcément se mettre a 4 pattes avec un cheese burger dans l'oignon dans une file d'attente du self de Fleury Merogis. Et encore, si c'est un fantasme que tu voulais accomplir, que t'auras assez de respect envers moi pour te faire tester et/ou m'en parler avant de me presenter ta petite fleur.

Que peut etre que meme, sentimentalement, il se passera des choses avec des gens. Peut etre meme que toi ou moi, on partira avec une nouvelle conquete, pour quelques jours ou pour toujours. Et que finalement, c'est mieux ainsi, que je prefere de loin te savoir avec moi par envie plutot que par une contrainte qui pourrait te pousser a me reprocher des injustices, alors qu'on se donne tellement plus l'un a l'autre lorsqu'on en a tous les deux envie.

Que ça n'empeche pas de faire un crédit pour un chez nous cocoon, que c'est pas ça qui nous retiendra pour faire autre chose de mieux dans nos vies.


Les enfants méritent des parents unis !

Bah oui, aimons nous. Procrééons si ça nous ait permis, si on se sent de l'assumer pour le reste de notre vie.
Ca n'implique pas qu'on s'enchaine l'un a l'autre, qu'on se dechire par cet amour devenu haine devant un petit bout qui, par expérience, préférera des parents séparés qui se respectent et s'apprécient plutot que de deux personnes en guerre le prenant a parti a la moindre occasion. ("Haaaaa c'est pour ça qu'il parle comme ça, il a mal vécu le divorce de ses parents en guerre.." Hahaaaa ben non, j'ai eu des parents qui se kiffaient, alors tu te calmes ! je suis DJ internet )



Aimer sans posséder, c'est de la boulette.

Comme un Mojito a la menthe fraichement coupée.
Un titillement de muqueuses sur ce si cher frein
Un shoot d'endorphine
Un laché de petits ballons au chaud pres d'une glotte
Le bruit d'un 5 cylindre sur alimenté
D'un moteur en V
D'une creme brulée ou on aurait remplacé le sucre par du miel des montagnes
L'odeur d'une barbe a papa

Le silence d'un pet posé juste avant de quitter un ascenseur bondé
Le sentiment d'une journée tellement bien accomplie.

:)


Le pouvoir magique du la mignonerie du Chat est gravement sous estimé dans les cas de conflits.



Le gras, c'est la vie


C'est bientot l'été

Apres les fetes et ce pretexte interplanétaire a emmagasiner graisses et choléstérol au détriment d'oies gavées ou de dindes fourrée, c'est justement pour fourrer ces dernieres qu'on en arrive a des extrémités completement ésotériques :


Le Sport.




Pour certains, c'est un rythme quasi quotidiens, on ne parlera pas d'eux (de vous ? ha, de nous ?)

Pour d'autres, que ce soit par tentation des médias, des magazines qui vendent des régimes miracles et au combien nouveaux, que ce soit par anticipation des vacances mode "goss bo tac tac t'as vu ?" ou pour plaire a Madame notre damoiselle attitrée et ne pas trop lui foutre la honte au moment de la session maillot de bain, on se met a aller contre notre nature canapétale et a envisager de vivre ce que des gens pas toujours bien attentionnés se permettaient de pratiquer pour faire parler d'autres gens, outillés de pinces, de batteries de voitures, de chalumeau et de tetons coopératifs :





S'inscrire dans une salle de sport.






Autant je peux comprendre et pratiquer la plupart des efforts physiques dans la nature ou a defaut, dans un environnement urbain qui divertit mes pupilles curieuses, mais la, vous etes sérieux ?


Courir sur une machine qui fait un bruit de Lada asthmatique ?

Regarder un faux plafond que je devine fatalement terne en plein "developpe couches toi" ?

Sentir les effluves de Raoul, le gros poilu qui s'est allongé avant vous sous la presse et qui, sous l'effort, s'est un peu oublié niveau dents du fond ?

Matter MTV sur des ecrans en pédalant insidieusement en ecoutant les jérémiades de Nadine, votre voisine de vélo qui pendant "l'effort", discute de son salaud de mari avec sa salope de meilleure amie ?

Vous faire matter, mesdames, de haut en bas comme un bout de viande sous pretexte qu'un kilo de fonte soulevée provoquerait 1Kg de testostérone et un BAC+8 d'exces de confiance chez le premier beauf ne vivant que pour ce moment de volupté en justaucorps floqué Pernod Ricard ?


Et pour tous ceux qui arrivent a passer outre ces moments de misere sociales et intellectuelle, ceux qui aiment l'effort et qui arrivent a focaliser sur la souffrance musculaire et les bienfaits de l'endorphine qu'elle procure, pourquoi payer un mois de salaire pour un ou deux ans d'acces a un endroit aussi glauque?

On est d'accord, c'est cher. A ce tarot, ça vaudrait presque le coup d'investir dans le train et de s'offrir des petits week end pas cher partout en europe, alterner jogging sur la plage et raquettes en montagne, ça serait plus ludique.
Parceque c'est ça, le drame, qu'on oublie le coté ludique et curiosité au profit d'un cadre tout fait et asseptisé, dans la complémentarité de ce que l'assistanat fait de nous au jour le jour.

"Oui, mais a plusieurs, c'est plus motivant"
C'est vrai, a deux (c'est le début de "plusieurs", j'te ferais dire), on peut se tirer vers le haut, vers la limite, vers la performance valorisante.
Et c'est la qu'internet, au dela de vous permettre de lire des blogs d'une qualité rocambolesque et intraseque tel que celui ci (pour lequel je n'arriverais jamais a dire tout le bien que j'en pense), nous offre une solution qu'elle est marrante :

OVS est un site qui permet, comme d'autres sans doute, de creer des "rendez-vous" thématique (jogging, photos, Qi Gong, sorties concerts, salons, marché, bars, VTT..)

J'imagine qu'il y en a d'autres, c'est en tout cas une réponse paliative au cas ou le seul interet d'investir dans un acces a une salle soit la "convivialité".
Puisque votre serviteur vient de s'inscrire sur " on va sortir " et je vous raconterais, apres quelques essais, ce qu'il en est, je me dis qu'il y a théoriquement pleins d'avantages a tenter le moment de partage thématique.

Enfin bref, l'odeur de sueur, quand c'est pas la notre, c'est un peu l'odeur de tabac froid liée a la couche de pépé un soir ou il aurait abusé de cerises a peine soupoudré d'une haleine de Raggote le Hamster apres que l'on ait crié "armaggedon !" : c'est pas avec ce parfum que Chalize Theron ira se déhancher sur votre table lack Ikea.

Non mais apres, tu peux tenter une autre table..

Alors pourquoi y aller d'un sacrifice existentiel (dans notre monde, c'est l'argent qui fait une part de l'existence) pour se l'imposer ?

Alors qu'il existe tellement de façon de combler nos attentes..

Tiens, tu voulais des abdos ambiance "six pack" ?

"Et ouais madame ! Je ne suis pas que charmant, mignon et espiegle, j'ai aussi du muscle"


Ha pardon, toi, ton truc, c'est le fitness, les étirements, tout ça ?
Et hop, grand ecart axial !

"ne regardes pas sous ma jupe de chair, coquinou"


Reste aussi le choix d'assumer ses choix alimentaires au détriment du regard des autres (et au profit des actionnaires de biafine)

meme que du coup, la dame paraitrait presque fluette

Ou alors, sortez de vos bocaux.
Quittez le bocal du travail pour ne pas vous rendre dans celui du sport, il y a tout plein de trucs chouette a voir et/ou découvrir dehors, avec des gens, seul, en ville, dans un parc, sur une rive, une plage, un sentier, un champs, un chemin de hallage.

Arretez vous en chemin, profitez de votre poids de corps pour le proportionner, pour ceux qui ne sont pas sur de savoir travailler musculairement, imprégnez vous de la méthode Lafay (disponible en pdf sur simple recherche google), faites des pompes en regardant l'horizon, des abdos en cherchant la cime des arbres ou les nuages, des tractions sur une branche ou sur un portique empechant les caravanes d'aller sur les parkings de plages.

Il parait que dehors est aussi fait pour nous, les humains.






Au dessus, y a le soleil

"Pfouuuuu dis donc, j'ai passé une sale journée, vivement demain"

"Laisse tomber, la vie c'est de la merde et le systeme c'est le condensé alimentaire a base de haricots peteurs"

"Ca ne vaut pas le coup, je vais me petit suissider"
(dédicasse a ceux qui savent ou est le doigt de Bruno Carette au moment du dernier soubresault d'Alain Chabat)



 Il y a un pote qui m'a annoncé en fin de journée, il y a une dizaine de jours :

"Je sais pas comment tu fais, je serais trop degouté a ta place"

Faut dire que ma journée avait commencé par le haut de l'attache de mon pantalon de taf qui avait cédé sous le coup d'un effort ultime a bander mes abdominaux en portant une caisse un peu trop lourde pour mon bien etre personnel.
Ensuite, je me suis fait emprunté sur du long terme, dans la matinée, mes affaires perso par un mec qui a forcé mon véhicule.
Dans ces affaires, il y avait un ordinateur, deux CB, tous mes papiers d'identité, de l'argent, mes clefs d'appart, de voiture, mon blouson en cuir tout ciglé chevignon et mes fringues (j'etais en deplacement).

C'est ça qui est cool a etre habitué a souvent voyager, on prend vite l'habitude de tout concentrer dans un seul petit sac.

Puis des cheques, que je devais envoyer avec des justificatifs pour éviter la majoration d'une prune pour exces de vitesse et la majoration de l'organisme auquel je paie des charges.

Alors bon, plus d'ordinateur, plus de vetements, plus d'argent et un deplacement qui se termine dans 5jours.

La semaine d'avant, a cause d'un retard de reglement de facture sur mon compte, ce dernier etait a sec au moment du retrait de mon opérateur téléphonique. Je savais que ça serait résolu le jeudi, donc que je paierais par carte bleue a ce moment la.

Héhé :)
C'etait sans compter sur ce vol de CB le jour J, tiens !

20h53, apres avoir passé l'apres midi a tenter de faire jouer ma prestation en tentant d'apaiser les lamentations de vieilles femmes pleines d'arthrites en bas d'un escalier de 108 marches les séparant du premier lot de couches pour adultes de mes deux partenaires professionnels qui s'etaient fait volé pour l'un 3 slips et pour l'autre la meme choses + les clefs de sa voiture (qu'il pourrait démarrer sans, grace au coup de fil d'un providentiel pote), mon telephone indique sans aucunes honte ou scrupules : "emission d'appels interdit"
Ha ben oui, j'avais pas payé, du coup.

Voila, pas de fringues, pas d'argent, pas de telephone, pas d'ordi pour, au pire, contacter des gens grace au wifi du mc do.


Mais des potos !

Des qui me pretent des boxers (propres !),
Des qui me pretent de l'argent ! ("hey gros, j'ai appris, prends ma cb et va t'acheter ce qui te faut")
Des qui me plaignent ! (Parceque le faire moi meme, c'est gravement m'infliger la double peine)

Et la famille, qui m'a gravement sorti de l'embrouillerie en attendant d'avoir des papiers (soit dit en passant, éviter de tenter de joindre une administration au mois de mai, les jours fériés, les ponts et les 3h d'ouvertures quotidienne pour les rares jours qui restent n'aident pas a la célérité du process).



J'etais la, un verre de bon whisky irish a la main, douché, aimé, boxer-propre-é, a rigoler de tout et de rien (z'avez remarqué comme Veronique et Davina préféraient chanter "tout tout tout you tout" plutot que "rien rien rien you rien" ? si c'etait pas une leçon de verre a moitié plein, ça !), fieu que, face a l'adversité d'un clampin qui aura l'illustre honneur de pouvoir mettre mon boxer sale sur sa tete, on est bien dans le cocon des gens qu'on kif.




Avec des rien, on rend la vie plus seillante au reste de l'Univers







La bonne nouvelle suppémentaire, c'est que j'avais viré la semaine d'avant tous les porno de mon ordi. Hahaaaaaa, bien fait ! :)








La suite

Un an.
C'est pas un anniversaire tres reluisant, quoi que "reluire" fut l'un des mots d'ordre de cette initative.

Ca fait un an que je me suis (ré)inscrit sur adopte un rodrigue.
Avec des moment de pauses, des moments de moins, des moments intenses a solliciter a tout va et des moments de pas du tout

Viendez, je vous raconte ce que j'y ai appris..

Une fois qu'on a bien saisi le fonctionnement du site, on passe a la pratique, une annonce qui fait sourire et en avant Gigean! (qui irait a Guingamp ?).

Ha oui, les photos !
N'ayant pas l'habitude de me prendre en photo tout seul, il y a fallu que je cherche parmis les photos que mes enculés coquinous de facebook friends auraient posté de moi ou je ne vomis pas, ou je ne danse pas la country dans la cage d'une boite celebre en ayant confondu mon boxer avec un chapeau de cowboy et ou je ne suis simplement pas entrain de tenter un twister vétu du maillot de bain de Borat.

Au debut, en tant que produit tout nouveau sur le marché pour dames, la curiosité a un impact non négligeable : ça afflue de toute part, celles qui ont compris l'annonce ou qui trouvent que la photo me met en valeur m'accordent le droit de discussion.

On echange.

Et la, c'est la révélation

C'EST COMME DANS LA VRAIE VIE ! ou presque


En tous cas, il y a de tout sur ce site.
Le prisme du 2.0 en plus, on arrive a toutes les extrémités, parfois en moins de 10 echanges de mails.

Comme dans la vraie vie (d'ailleurs, le 2.0, c'est aussi la vraie vie, c'est juste qu'on a moins de sens qui ont leur mots a dire, mais on y reviendra. Du coup on appellera vraie vie la vie ou on peut user du sens kinesthésique. (le touché, inculte) )


Chiffrons

2 comptes.
Parceque lorsque je discutais avec des femmes qui avaient 100 000 points (les points étant attribués en fonction du nombre d'interactions avec le site), je me sentais trop le produit 1er degré du site, trop consommable parmis les autres one shot pour avoir une chance de paraitre authentique.
D'ou le fait de réouvrir un compte lorsque mon nombre de points m'a semblé un peu too much de l'importance.

1 changement géographique
L'étude sociologique etant un pretexte officiel, c'est surtout que du premier endroit ou je vivais, au fin fond d'une campagne profondément enfoncée dans le fondement unilatéral de la France, j'avais besoin d'echanges avec la gente feminine autre que les filles d'agriculteurs ou d'ours.

52765 points

272 femmes qui m'ont octroyé le droit a la conversation

un an d'abonnement (oui, on peut payer si on veut)

Des echanges agreables par écrit

Des rencontres réelles qui n'ont rien donné de bien funky

Des rencontres réelles ou on s'est bien marrés

Des rencontres réelles hyper sexuées

Des rencontre réelles hyper flippante de l'attachement non désiré de l'entité féminine dont on aimerait bien ne pas entendre "bien dormi mon amour" au reveil de la premiere (et seule) nuit passée ensembles.

Puis...



Elle est arrivée.

Ses sourires, son interaction avec mes synapses, son sex appeal, ses sexes a piles, sa classe, son humour, ses rires a mon humour (wouhou !), sa cambrure lorsqu'elle porte des talons, son petit creux de cou, sa façon de me lecher le gland, sa determination a jouir de la vie, son pouvoir magique a rire de maniere incontrolée lorsqu'elle a eu un orgasme, son independance, ses yeux qu'ils sont jolis, son corps un peu ouffisime..

Le premier soir, on a discuté, on a ri, ça s'est clairement terminé par un echange de sms qui disait "c'etait fun, meme si je pense qu'il ne se passera rien entre nous de plus que de l'amitié", qu'elle m'eut ecrit.
Vous aurez bien compris a mon allusion au titillement lingual du frein jouxtant ma bitoune que c'etait un éhonté mensonge de sa part !
10jours apres ce sms, quelques echanges de regards équivoques et la nous sexions passionément sous les toits d'un immeuble qui se vaudrait haussmanien s'il n'etait ésotérique.







Non je deconne, tout cela n'est jamais arrivé, mais je sais que certaines lectrices fleur bleues auront apprécié ce petit instant "roman d'amour du relais de la gare" offert par la maison.


Un an apres, apres avoir bien pratiqué le site, tenté des changements d'annonces, de photos, de geographie m'apparait un fait éloquent : Nous sommes des produits, au sens propre.
Et etre un produit apple, aussi merdique que soit l'appareil est bien plus vendeur qu'etre un Nokia 3310 qui fonctionne tout le temps bien et avec lequel on peut jouer au snake (l'allusion au serpent, t'as compris ?), parceque sur la forme, c'est mieux travaillé. Et les gens veulent de l'ergonomie pré machée.

J'ai compris que mettre 2 ou 3 photos de moi valait mieux que d'en mettre 8 dont 7 de beau gosse et 1 ou je serais entrain d'embrasser un toilette turc de resto routier sans eau courante a pleine bouche (meme si niveau WC, on aura des choses a vous raconter lorsqu'on sera a la tete de d'une multinationale de "luxe & confort toilets" avec GS)

Que le texte se devait d'etre court, concis et prouver au monde entier que j'etais drole, subtil, actif, entreprenant, sportif, protecteur, tenebreux et surtout, SURTOUT que ma premiere phrase d'approche sera autre chose que le rédhibitoire "salut, ça va ?"

Que de cocher "Jaccuzzi" parmis les extra ouvrait des portes non negligeables a mon potentiel charisme, tout comme "piscine" et "projecteur", a contrario de "enfants" ou "vit chez ses parents"

Que du GHB pouvait faire oublier que tu n'avais pas tout ça de mentir, c'est pas bien. Ou qu'une chambre d'hotel en centre ville permet d'eviter de le faire.

Qu'on devait travailler sa fiche comme une agence de communication travaillant le marketing d'un produit ou le budget alloué a la com serait supérieur a celui du fonctionnement du produit (pourquoi mange t'on mcdo ou achetons du renault ?) plus que le fond.

Que "pulpeuse" sur une fiche féminine ou on ne verrait que des photos de visage et/ou de decolleté signifiait enveloppée voir un peu en surpoids. (écrire Enorme en gras, c'est cocasse).

Qu'il valait mieux attendre que les photos et l'annonce choisie soit publiées avant de lancer une vague de "charmes".

Que concretement, ça permet un filtre, mine de rien, ces rencontres 2.0. Au chaud, at home, vétu uniquement d'un somptueux caleçon avec les dessins Marvel,  on peut se faire passer pour un type qui a la classe a l'instant T, tout en finesse et avec demarquation des concurrents.

Que certaines femmes ont oublié qu'elles auront beau travailler leurs illustrations sur photoshop, la vérité d'une peau lunaire se verifiera sous la lumiere meme tamisée du bar de la premiere rencontre

Que plutot que de se voir dans un bar pour une premiere rencontre, un film, un petit dej ou un kir on the beach place un contexte bien agreable.




Finalement, l'important reste de bien mettre sa capote



Pizza Seducer

On dit toujours "un brun ténébreux".

Enfin quand je dis "on", c'est surtout ce que j'ai pu lire ou entendre de ces dames lorsqu'elles exprimaient un souhait d'archétype du Mâle.

C'est un peu nous faire le coup du "monter en haut" ou "les femmes en talons sont sexy", on appelle ça a pléonasme.

Oui parceque si elles étaient dans le cadre d'une épuration de langage, elles auraient dit juste ténébreux :
Un blond tenebreux, tu connais ?
un roux tenebreux ? (tu connais le saint protecteur des roux ? C'est "Oliver". Parceque l'ange Oliver protege les roux.)
Le chatain ? Le auburn ? (aucun jeux de mots sur ce dernier terme, la facilité ne passera pas par nous).

Toute la subtilité réside dans le fait que l'un est forcément l'autre, mais pas l'inverse.
Il y a des bruns qui ne sont pas ténebreux

A force d'ecumer la rencontre virtuelle, j'ai pu etablir quelques profils types du mec virtuellement parfait, la pate a pizza/le service 3 pieces étant le tronc commun

Pas de prise de risques, l'eventail des possibilité reste ouvert. On a une base saine tomates/fromage, sous entendu gentil/drole, c'est passe partout, on sait a quoi s'attendre (soit pas grand chose) et on est de ce fait rarement déçu. Ni surpris.


La, on s'oriente severe dans du brut de décoffrage. On voulait du gout, du qui parle fort, du qui sent le musc, le danois bucheron avec chemise a carreaux qui rit fort dans sa barbe et qui a des epaules baties pour remplacer au pied levé un des pied du viaduc de millau. Sus a la subtilité !


Ca précise une envie de "comme soit", une caractéristique commune qui évitera de passer a la broche Roger, le gentil petit porcelet qu'il est si mignon.
En meme temps, nous sommes ce que nous mangeons, alors autant manger sainement. Puis plutot que de tenter de convertir (et d'enlever les lardons de la pizza), autant en choisir une qui sera directement a notre gout, tant que c'est au menu.
Puis, Roger, il sait marcher au plafond..



En quete d'originalité. On veut de l'ananas, de l'émo, du hipster, du mélange sucré salé, du footballeur américain et poete, de l'informaticien mannequin, du hell's angel's danseur de salsa cubaine, du routier qui lirait du Jodorowski. Si certains mélanges savent etre detonnant au le palais, d'autres rendent aussi torchon chiffon carpette.



Un gros mélange d'un seul type d'ingrédient, au gout intense et prononcé. Un cliché identitaire qui ne sort pas de son canevas, pour le meilleur comme pour le pire (zavez remarqué comme cette formule toute faite pose un contexte ?). Le romantique apportera des fleurs tous les jours et fera des cookies en forme de coeur, le badboy rebelle glissera un "fuck" comme ponctuation et "niquera sa mere" a chaque fois que le grille pain tombera en panne, le gothique aura tendance a vouloir mutualiser le budget maquillage.
Quand on aime le claquoss, c'est du bonheur. Si on aime aussi les autres choses, c'est une saveur trop orientée pour etre representatif d'une vie a deux.



C'est le meltin pot des qualités du prince martelées par Disney depuis qu'on a touché de nos deux oreilles le vagin de maman :
"Un homme drôle, qui prend soin de lui, ambitieux, sportif, sensible, une belle monture (si possible un cheval cabré), qui pourra me proteger, qui soit beau, cultivé, intelligent, qui m'aime pour ce que je suis, musclé, attentionné, delicat, qu'il ne veuille pas me changer... me suffira". Un trop plein d'ingredients qui enleve la faculté de saveur de chacun d'eux, pris indépendamment. Ou c'est parceque j'aime pas les champignons.


C'est la quete du pere, souvent vers la trentaine, les hormones qui font bravo et les oestrogenes qui jouent les tambours du bronx peuvent pousser certaines donzelles a la quete du géniteur parfait. Il répond aux affinités de choix des pizza proposées au debut du menu avec la touche du chef qui justifierait une envie d'echange de fluide sans cellophane. Attention au complexe d'Electre






Et si le Dom-juan 2.0 etait une tortue ninja ?



Metalste

L'amertume du non engagement.

Apres un echec, l'evolution veut qu'on ne recommence pas la meme faute une seconde fois. C'est l'apprentissage a tatons qui annonce quelques gamelles avant de savoir pedaler (il parait meme qu'on se ramasse statistiquement 2000 fois avant de savoir marcher).

D'ailleurs, ces stats poussent a l'essai, encore et toujours, en cumulant les erreurs, les evitant au fur et a mesure des tentatives. Ca permet d'acquérir de la dextérité, des automatismes nous permettant de nous consacrer a l'etape supérieure de l'apprentissage dans le domaine choisi : la musique, le sport, une langue, la cuisine, les massages..

Ca fonctionne pour ce qui est rationnel et pour lesquelles on progresse en "niveau" et pas seulement dans le temps.

Puis il y a les emotions.



J'ai l'impression que peu importe l'age, quand on est amoureux on retombe au meme niveau que lorsqu'on avait 8 ans.


J'ai pu observer en debut de semaine un couple d'une 30aine d'années qui etaient face a face, lui bossait alors qu'elle le regardait, faisant tournicoter ses doigts dans ses cheveux. Ca faisait tres fleur bleu, ambiance amour tout nouveau tout frais. J'imaginais qu'il venaient de se rencontrer, qu'il etaient encore en mode passion "avant que ça s'atténue".
Puis un pote a ma droite me dit
"hey, lui c'etait mon prof en IUT ! Meme qu'on etait tous jaloux de sa meuf deja a l'epoque.."
"C'etait deja elle ?"
"Ouaip"
Il était en IUT il y a de ça 6ans

Apres tant de temps, un enfant, des années de vie communes, ils en sont encore a se regarder comme s'il lui avait offert son plus chouette pog a la cour de recré.

Puis cette comédienne, totalement mature, qui me confie un jour que "de toute façon il suffit qu'on évoque mon Jules pour que je me retrouve a avoir 6 ans"

Ou ce couple qui se marie alors qu'il ont respectivement bien depassé la 50aine, qu'ils sont ensembles depuis une dizaine d'années et qui se laissent encore des mots d'amour sur le miroir de la salle de bain. (l'amour n'a rien avoir avec les hormones, ménopause inside )


On apprend pas a mieux vivre les sentiments. On pose des reserves, des défenses plus ou moins justifiées, on apprend a plus ou moins s'offrir ou se preserver mais finalement, on aimera toujours comme lorsqu'on avait comme fantasme fou de faire un piou volé a Laetitia dans la cour de récré, entre la marelle et une balle aux prisonniers.

Puisque qu'on ne peut vraiment s'en preserver, qu'on aimera toujours pareil, de maniere aussi inconditionnelle (pour que ça ait du sens) et qu'on a pris cher par certains revers, le plus simple serait de de dire "non merci madame" comme on dirait non a une cigarette lorsqu'une relation sympatique pointe le bout de son téton.

Et ça laisse comme une giclée de metal amer sur les papilles lorsqu'on se sait passer a coté d'un truc, mais qu'on ne veut ni peut rien y faire.


Le pessimiste se dit que c'est la fatalité, qu'on peut rien y faire.
L'optimiste se dit que c'est bien fait, qu'il ne faut pas s'inquieter

Dans les deux cas il ne se passe rien.




S'enlever les doigts des fesses du cul ?

Mais parfois, regarder les simpsons est aussi attrayant de vivre l'aventure de sa vie

chaine on youuuuuuuuuuuu...Houhouhouuuu

Oui, dans mon adolescence ou la decouverte d'internet allait de paire avec le fait de raconter sa vie sur n'importe quel support (ce qui ne veut pas dire que c'etait lu/entendu), j'ai repondu a des chaines.

Puis, j'ai cessé, parceque les lire me faisait autant chier que les ecrire.

"hihi, c'est quoi ton portrait chinois?"


Mais la, j'veux bien.




1 Un super pouvoir ?

Lever de soleil sur le grand rift d'afrique en degustant une mangue fraiche cueillie dans la baie de Nuku hiva, archipel des marquises, au reveil,
petit running dans les montagnes de haute savoie afin de reveiller mon corps,
douche sous la petite cascade d'eau encore saine de ce petit coin d'amazonie,
passer chercher les croissants dans une boulangerie lyonnaise pour les deguster sur la grande muraille accompagné d'un thé local.
Passage succint sur un marché indien pour y touver quelques epices que je pourrais offrir a la cuisiniere de mon coeur (ma grand mere, calmes toi),
participation a la prochaine thématique creative du monter garage a long beach tout l'apres midi,
petit retour en polynésie pour poser une chaise longue dans la lagon a 20m du bord,
l'eau juste assez haute pour me caresser les fesses alors que je suis allongé, mojito a portée de main, admirer le couché de soleil sur cette eau aux poissons multicolores,
partir a buenos aires pour enchainer un cours de tango et m'endormir dans une cabane de pecheur sur pilotis dans sur une ile desertée..

La téléportation, for sure.


2 Une phrase que tu n’as jamais osé dire ?
 
Heuuuuuu... Je ne sais pas trop trop.. J'essaie de ne pas trop me retenir, ça me donne des balonnements intest-synapses


3 Une grosse honte ?

La fois ou je me suis senti le plus honteux, c'est lorsque j'ai tenté d'aller voir cette femme que j'aimais eperduement qui m'avait plaqué, ou je pensais y aller juste par besoin de la voir et ou son indifférence m'a mis dans un etat de delabrement avancé, ou ma virilité etait devenue l'équivalent existenciel de ce que pourrait etre la joie de vivre dans une soirée organisée par les "lepreux de France turbeculeux assujettis a la déprime".
Mais c'etait un sentiment de honte qui se traduirait par "bref, j'ai connu un chagrin d'amour"
Bon, c'est pas tres funky.
Sinon, j'hésite entre la fois ou j'etais absent de mon anniversaire surprise, celle ou j'ai elegamment vomi dans la fontaine a chocolat lors d'un mariage, celle ou j'ai dansé la country au milieu d'un pogo, celle ou j'ai fini en deguisé en hot dog a une fete chez des amis d'amis que je n'avais jamais vus et ou la saucisse etait une partie de mon anatomie qui, d'habitude, est une grande fierté (la mayo ça va, c'est la moutarde qui irrite les parties genitales) (Moi, j'ai toujours un doute quand a la photo, j'veux dire, avec totoshop, n'importe qui aurait pu mettre ma tete, mon corps et ma bite sous une couche de ketchup/mayo/moutarde entre deux tranches de pain)


4 Un tic de langage qui t’exaspère ?

les "tsais", les "bon", "c'est sur", les répétitions en général.
les "tsais", les "bon", "c'est sur", les répétitions en général.
les "tsais", les "bon", "c'est sur", les répétitions en général.
les "tsais", les "bon", "c'est sur", les répétitions en général.


5 Un gros mot ?


Tu en avais révé




6 Une réplique de film ?

"Vous savez, moi je ne crois pas qu'il y ait de bonne ou de mauvaise situation. Moi, si je dois résumer ma vie aujourd'hui avec vous, je dirais que c'est d'abord des rencontres. Des gens qui m'ont tendu la main, peut-être à un moment où je ne pouvais pas, où j'étais seul chez moi. Et c'est curieux de se dire que les hasards, les rencontres forgent une destinée... Parce que quand on a le goût de la chose, quand on a le goût de la chose bien faite, le beau geste, parfois on ne trouve pas l'interlocuteur en face je dirais, le miroir qui vous aide à avancer. Alors ce n'est pas mon cas, comme je disais là, puisque moi au contraire, j'ai pu : et je dis merci à la vie, je lui dis merci, je chante la vie, je danse la vie... Je ne suis qu'amour ! Et finalement, quand beaucoup de gens me disent "Mais comment fais-tu pour avoir cette humanité ?", je leur réponds très simplement, je leur dis que c'est ce goût de l'amour qui m'a poussé aujourd'hui à entreprendre une construction mécanique, mais demain qui sait ? Peut-être seulement à me mettre au service de la communauté, à faire le don, le don de soi..."  Otis, asterix mission cleopatre

"Tu ne me vois pas ? tu ne me vois pas ? " Claudie Faucan, Dikkenek

 "Concernant" ? " Elie semoun, les parasites

Une grande partie de la tour montparnasse infernale


7 Une technique de drague vraiment zarbi ?

Je sais pas draguer. De le savoir m'apporte un atout charme indéniable.
En vécu, je crois que c'etait le regard fievreusement vicelard de l'adolescente boutonneuse qui bossait dans la boulangerie en bas de chez moi et qui me disait en bavant "je vous ait mis un croissant en plus"


8 Une destination de rêve ?

A l'instant T,  un resto japonnais, j'ai la dalle.


9 Ton pseudo de hardeur/se (ton deuxième prénom + le nom de ton premier animal de compagnie) ?

C'est ce qui m'a motivé a reprendre cette chaine sur le blog de Gentil salaud parceque je trouve qu'Auguste Dorothée, ça envoie un peu de la boulette.
Je verrais bien ça comme nom de catcheur ou boxeur reconnu, rien que pour le générique d'arrivée sur le rythme. Un coté empereur romain, une musique latine a l'ancienne, moi qui arrive en toge, fier et Corbier qui jette des raisins a la foule..



10 Cigale ou fourmi ?


 Ours. Bien léché, dans l'idéal.



 11 Ton idéal masculin / féminin ?



Merci, bonjourmadame.fr


Mais si c'est celle d'aujourd'hui, on en reparlera demain..






Merci beaucoup pour ce questionnaire qui m'aura permis d'un coté de faire mon petit bilan personnel et de l'autre qui contentera cette lectrice qui m'aura dit un jour "je prefere les articles où tu parles de toi"

(Le coté "billet facile", loin de moi cette idée !)


blowboulot (ou job, je me rappelle jamais)

Maia relaie qu'officielement on peut troquer du sexe contre un loyer.
  

Et pourquoi pas ?


Je me suis vu faire des metiers qui malgré les faibles contraintes qui leurs étaient liées m'étaient impossibles a réaliser, j'etais incapable d'etre rythmé, j'etais incapable de faire des taches répétitives sans me laisser distraire par le moindre évenement extérieur (par "moindre", j'entends de la voiture qui passe dans la rue a l'ombre d'un pot a crayon qui a evoluée), incapable d'avoir toujours le meme cercle de connaissance professionnelle avec qui echanger tous les jours.

Du coup, ça impliquait de sortir du rythme qu'on aurait souhaité pour moi.
Et j'ai trouvé par hasard (merci l'interim) une voie qui me correspondait, ou faire plus 300h par mois ne me semblais pas contraignant (plus jeune, je pensais que le mot "contrainte" etait un mot a connotation fortement negative), pratiquer toute la journée une activité que mes potes qualifiaient de "galérien" parceque tres physique, ou toute la journée j'etais confronté a des problemes techniques qu'il fallait resoudre parfois a coup de poulies, parfois a coup d'organisation.
J'ai eu quelques difficultés, j'ai hésité a me résoudre a répondre "oui" lorsqu'on me sollicitait pour une offre d'emploi que je vivais d'avance comme une entrave intolérable alors que ça m'aurait probablement apporté une sécurité financiere, une régularité dont revait mon banquier pendant que j'alternais joyeusement "pates/patates" a chacun de mes repas. Sauf que de pointer a 8h tous les matins, rentrer chez moi pour l'heure du jt et sociabiliser avec mes collegues juste pour ne pas vivre un phénomene d'exclusion, c'etait pas moi.
Je sacrifiais donc certaines contraintes pour d'autres, qui m'etaient propres.



Un loyer, c'est de l'argent qu'on gagne généralement contre du temps passé.
On a autant de moyens de faire de l'argent qu'on a de metiers (et plus encore pour les petits futés).

CATEGORIE DU BONHEUR ET DE LA JOIE DE L'EPANOUISSEMENT PROFESSIONNEL
Il y a des metiers qu'on aime, des job ou l'on a pas l'impression de travailler, certains qu'on fait par vocation, qui méritent tellement d'implication que ça ne peut se faire que par envie, naturel et plaisir.

CATEGORIE DE LA JOIE D AVOIR UN TOIT ET DE MANGER TOUS LES JOURS
D'autres alimentaires, qu'on choisi par compromis, où l'on va en trainant les pieds, ou l'on met un uniforme qui nous deplait, riche d'une représentation qu'on aimerait eviter (le tablier d'un employé de boucherie, l'uniforme de policier dans l'oeil des citoyens, la cotte que mettra cet ouvrier d'usine..), certains memes ou l'on va a reculons, pour assurer un loyer, un repas, un abonnement a canal +, un credit.

Dans tous les cas, c'est entre un peu et beaucoup de nous qu'on donne pour ce loyer, avec envie ou dégout.


Et finalement, "pourquoi pas" avoir un intermédiaire en moins (l'argent) et donner directement de son temps et de ses compétences contre un loyer ou une réduction de celui ci ?
Dans les grandes villes, il n'est pas rare de voir des collocations ou un proprétaire agé offre une chambre a tarif réduit contre un peu de temps passé ensembles, dans le but de vaincre la sollitude (lui faire les courses, a manger, la lecture..), d'avoir une mere celibataire active qui souhaite une nounou a la maison sur certains horaires, des gens seuls qui souhaitent un peu de compagnie, des handicapés qui braderaient le tarif contre un peu de menage.. Ce site est un exemple parmis d'autres ou le logement est offert contre un type de service.

Si le sexe etait quelque chose de moins "sale" dans les esprit, moins tabou dans la façon qu'on a de troquer cette compétence contre autre chose, il pourrait faire parti des services demandé, il suffirait de decider ensembles de qui fait quoi des le debut, quel type de rapports serait souhaité, a quel rythme.
Dans le site sus nommé, j'imagine que personne ne s'offusque qu'un logement soit occupé a titre gracieux uniquement pour les personnes qui pourraient donner des cours d'anglais ou supporter une vieille qui ne parlerait que de rami et de rémy, son ancien mari.
Alors que ça limite pas mal le nombre de candidats, c'est assez discriminatoire.
Si Ringo avait mis dans son annonce "contre cuisine, repassage ou sexe", ça le serait tout autant. ou tout aussi peu.
Personne ne forcera Cynthia a accepter de parler de rami avec Madeleine, la veuve de rémy, comme personne ne la forcera a choisir ce logement contre une dilatation de la vulve, vous m'avouerez.

Je crois au contraire que ça serait reconnaitre que le sexe est une solution a bien des maux, que si en plus de soulager les tensions des heureux pratiquants ça pouvait permettre de stopper le gachis de place qu'on en trop chez eux la plupart des occupants de logements (vous avez jamais pensez en regardant un mec qui dort sur un banc que vous avez toute une piece dite "bureau" ou vous avez stocké tout un tas de truc qui vous servait a rien comme ce vieux vélo d'appartement qui ne servira plus jamais, ce clic clac "au cas ou je reçoive plus de monde que prevu", ces cartons de tv "au cas ou je demenagerais", ce fauteuil que papy m'a légué qui fait super moche dans le salon sur lequel sont entassé un tas de revue "que je ne vais pas jeter au cas ou, il y cet article super la, dans le numéro 341" (t'as internet, dude..) alors que pour lui, cet espace serait un mélange de byzance et de luxe voluptoire ? loin de moi l'idée de proner l'egalité, on a souvent ce qu'on mérite, mais le sentiment de gachis qui m'a poussé a prendre un studio plutot qu'un f3, je le regrette environ 30 jours sur 364, ce qui laisse quand meme 334 jours a me dire que c'est cool, d'épurer l'espace.) (j'peux faire des parentheses plus longues si je veux) contre quelque chose d'utile a leur épanouissements respectifs.
Un troc honnete, quoi. Il n'y a pas que des libidineux en quete de saleté, il y a aussi des gens qui n'ont pas de temps a consacrer a leur vie amoureuse par choix, qui n'ont pas envie d'aller passer 2h dans un bar pour ramener quelqun chez lui/elle, avec le protocole que ça peut engendrer (champagne ? depart post coit ? petit dej ?), qui se sentent humainement ce besoin de sexe sans pour autant en etre accros.
Le sexe pourrait autant entrer dans une catégorie citée plus haut que dans l'autre, selon "qui".


Puis, la "tarification" permettrait de faire le point sur nos envies respectives, comme un bilan d'aptitude :

"alors.. hooooooo en plein sur les champs, vue sur la tour eiffel.. A peine deux sodomies, 3 handjob et un cassoulet mensuels ?!?
Quand je pense a cet escroc qui me demandait 7 fellations par semaine pour une chambre a chatelet avec toilettes sur le palier !"

ou encore :
"ouhhhhhhhh vue sur le stadeu velodromeu, a proximité de la terrasse ou on se retrouve avé les copaings.. par contreu "uneu feuilleu de roseu, trois doigté, deux pénétrations vaginaleu (jusqu'a l'orgasme), deux cunnilingus et 15minutes de discutions post-coiteu par semaine", je ne peux pas me permettreu ! c'est que j'ai le palet sensibleu, moi"

Ca dédramatiserait l'acte, quand meme..


non, ça veut pas dire qu'on banalise le sexe

lavabo vs bidet

Apres l'excellent article signifiant ce besoin de référence et les profits qu'une femme plutot moche avait a tirer a etre faire valoir, je suis tombé grace a un commentaire sur un blog que je ne nommerais pas ici sur cette artiste au renom en devenir, subtile mélange du physique de Dorothée (Oui, j'ai déjà été confronté a ce qu'on me réponde "c'est qui Dorothée", est ce que je suis vraiment responsable des femmes qui mentent sur leur age sur adoptunkevin ?), et de texte rappelant les délires de Sim non sans le bon sens de Brassens,  j'ai nommé Giedre




Et la, excusez moi du peu, mais on est totalement dans le vrai.

Je crois que j'ai la chance de pouvoir etre un peu des deux, a convenance, selon mon attitude, le style vestimentaire choisi et le contexte mis en place.

Etre moche, c'est passer a coté de beaucoup d'opportunité de vie épanouie, que ce soit professionel (quand je vais voir de nouveaux client avec mon baggy tout troué, j'ai pu remarquer statistiquement que j'avais moins de résultat que d'aller voir son concurrent en "propre sur moi" (meme si j'avais bien nettoyé les trous du baggy, c'est pour dire l'injustice), costard ou veste.)

D'opportunités de vie a deux parcequ'évidemment avec notre (votre, ma) façon de categoriser les gens au premier regard, on a tendance a passer a coté de beaucoup de femmes qui pourraient nous faire jouir un moment de vie (je ne fais pas allusion qu'au sexe, tellement il y a a faire) (meme si le sexe, c'est bien).
A focaliser sur cette brune sans trop d'interet autre que le fantasme de son corps alors que cette petite rousse flamboyante pas tres jolie mais qui rit tout le temps saurait nous faire passer un moment de complicité qu'on graverait pour l'eternité aux coté du violon et du sirop d'erable.

D'opportunité de vie sociale, aussi, parcequ'on a plus facilement tendance a se faire aborder lorsqu'on suscite le sourire plutot que la gerbe de bile.

Mais voila, etre beau, c'est prendre des risques.
Ouf qu'on a de la chance d'etre testiculés dans cette société, parcequ'etre belle, c'est en prendre beaucoup plus encore.
Outre le fait qu'on te catégorise dans la box des "waaaaaaa j'me la ferais bien t'as vu", on oublie que tu n'est pas que ça. Un peu comme un génie qui aurait le malheur d'avoir aussi des biceps et qu'on embaucherait uniquement comme deménageur.


Tu voudrais pas venir m'offrir un verre ?


Puis tous ces risques, la, qui font qu'il devrait y avoir un diplome pour s'assurer qu'on va assumer sa beautifulitude !
Les agressions, le viol, les relou(e)s qui se sentent (ouais ouais, ça marche pour les deux sexes) obligées de te parler sous pretexte que tu rentre dans ses criteres a oestrogenes,  le tri que ça implique (tu peux pas dire oui a tout le monde sous pretexte que tu plais a tout le monde), la difficulté a regarder quelqun en face pour lui dire "je prefere qu'on reste amis" alors que tu vois dans le fond du noeil de ton interlocutrice/teur que tout son monde de supposition s'ecroule, entrainant avec lui son ego, son ame et ses bons cadeau de chez carrefour.


Alors qu'etre moche, c'est la liberté ! pas la liberté du choix, la liberté du non emmerdement.

Avoir un bec de lievre, c'est la liberté de pouvoir lire son bouquin en terrasse tranquille sans qu'on vienne t'adresser la parole,
Avoir des pustules sur le tarin, c'est l'occasion de pouvoir danser tranquille sur la piste de danse, le pus reflechissant super bien la lumiere noire,
Avoir de la couperose sur ces vergétures, c'est éviter la photo volée de toi pour etre publiée sur un faux profil internet,
Avoir des bourelets sur la couronne de furoncle qui orne le mamelon, c'est eviter les emmerdeur lorsque tu fais seins nu au cap d'agde,
Avoir de l'eczema purulent sur les mains, c'est enfin pouvoir refuser de serrer la main de ton patron sans que celui ci s'attarde de sa main poisseuse
Avoir un ersatz du molard qu'on a voulu cracher par la vitre d'un véhicule en mouvement collé sur la joue, ça permet de rentrer chez soit tard dans la nuit sans qu'on vienne trouver un pretexte pour te parler (t'as pas une clope ?)

Non puis arretez de dire qu'un bébé, c'est forcément mignon



Sérieusement, si la beauté ouvre des portes, etre moche permet d'en fermer des qu'on prefere voir ainsi.








une belle paire

"Les femmes choisissent les hommes comme des escarpins"



On était a une terrasse, a profiter des dernieres lueurs d'un soleil jurassien qui n'imposait pas sa chaleur, un verre de macvin a la robe si caractéristique pour moi et un kir burgond pour elle.

On regardait les couples, se demandant si celui ci etait officiel, celui ci se retrouvait ici parceque c'etait loin de leurs habitudes maritales respectives,
si elle faisait expres de mettre ses mains dans ses cheveux alors qu'il la faisait rire, si elle riait pour le seduire ou parceque sa vanne etait marrante,
si cette bande de pote assise sur la banquette suivait les canevas de la meute, qui etait le male alpha, comment faisait sa "suite" pour le satisfaire, anticipant par des rires la fin de ses phrases,
si a cette table il tentait son "va-tout" en lui touchant la joue, si elle acceptait ce contact comme pour l'inviter, le récompenser d'avoir enfin osé ou a l'inverse juste pour ne pas le rejeter,
trouver des histoires a calquer sur des regards, inventer des dialogues completement improbables sur une conversation dont on distinguait les protagonistes au loin..

Puis, en deviant sur un couple qui s'engueulait, je me suis mis a mettre des paroles d'amour, imaginant "tu m'as tant manqué" alors qu'elle lui jette une veste a la tronche, "mais toi aussi, j'ai tant envie de t'enlacer" alors qu'il remontait dans sa voiture seul, claquant la porte d'une main pendant que l'autre signifiait par son majeur les bons sentiments qu'il lui souhaitait..
On s'est demandé pourquoi ils s'encriaient, quel avait pu etre le declic et finalement, pourquoi ils s'étaient choisis.

"Les femmes choisissent leurs hommes comme elles choisissent une paire d'escarpins", m'eut elle dit.

Et finalement, c'est ça.

Nous sommes des animaux sociaux. On aime plus ou moins voir les gens, selon notre degré de sociabilité, que ce soit en vrai ou derriere un ecran il nous faut de l'interaction humaine.
Virtuellement, on choisi notre guilde sur des jeux en ligne, on créé des team.
IRL (fais pas genre tu sais pas que ça signifie In Real Life, geek(ette) ), on a un cercle d'amis (ou plusieurs), chacun tient ou impose son rôle et l'expression "presentes moi tes amis, je te dirais qui tu es" est finalement souvent verifiable. Ou tout du moins, "je te dirais qui tu aimerais etre".

Alors la personne qui aura le statut officiel de fucker attitré a interet a etre sortable, presentable voir meme surkiffable par une partie de votre cercle proche.
Je dis "vos", mais il en est de meme pour celle qui aura l'insigne honneur de partager des moments de beuverie avec les différentes tranches de potes que je pourrais lui presenter.

Je crois meme qu'a un moment (il reste a préciser le pourcentage d'hommes par rapport aux femmes pour lesquels ça serait credible) de la rencontre, je dirais meme a un moment proche du début, on (donc toi) se projette a dire "ho putain elle est marrante en plus d'etre magnifique, elle plairait bien aux copains/copines.
Parceque faut avouer que sortir en couple, c'est aussi se mettre en valeur. J'ai parfois eu l'impression d'avoir "l'objet"  (ou le truc, la chose, mais pas pour dénigrer la femme, juste que de dire "la femme" ne serait pas assez representatif de la généralité dont j'aimerais user) le plus rayonnant du monde a mon bras, ou alors le plus charismatique lorsque je constate que la conversation s'engage entre elle (apres "le" juste avant, on s'y perd dans le genre, hein ?) et une de mes relations avec le sourire, j'ai pu remarquer a quel point la femme que je frequentais a l'instant X me regardait avec un regard petillant lorsque j'arrivais a tenir l'assemblée de ses potes captivée par une blague que je tentais de raconter ou cette insistance qu'ont certaines de mes partenaires professionnelles a m'inviter sur tout ce qui touche a leur image pro en me presentant a tout va, comme un faire valoir.

J'imagine qu'une paire d'escarpins pour une damoiselle est une bécane pour un bonhomme, qu'on choisit plus pour l'image qu'on souhaite véhiculer (hohoho) que simplement pour etre sur deux roues.

J'imagine qu'on fait pareil pour la personne qui partage notre vie, j'irais meme jusqu'a supposer que ce qu'on dit etre du feeling, que l'on croit etre des atomes crochus, qu'on a l'indécence d'appeler "affinités" voir meme pour les plus hérétiques "amour" ne serait que des justification au dictat du syndrome de la "belle paire d'escarpins qui plaira aux copines"
Pas consciemment, pas toujours en tout cas.
Mais quand meme.

regardes ta derniere becane/ta dernieres paire de talon achetée et compare la a ton/ta partenaire du moment. Si tu y vois un lien, le syndrome existe et medicalement, on tient un concept qui va remettre le pere Freud au rang d'eplucheur de patates.
Sinon, ça voudrait dire que c'est plus compliqué que ça, que l'interet est divers. Mais je te conseille quand meme les lectures de Ruiz a celles de Freud, c'est plus sain.

Aller quoi, c'est gratuit..